La Dégustation


La large palette aromatique des cognacs est riche en surprises, elle fait appel aux sens et à la mémoire.
Au regard, au nez ou en bouche, la dégustation de l’eau-de-vie invoque subtilité et finesse.


Le Cognac est versé de préférence dans un verre « tulipe » . Il faut veiller à ce que la température de service du Cognac soit égale à la température ambiante pour optimiser sa dégustation.
L’examen visuel
Il s’agit ici du premier contact avec le Cognac ; il est primordial : remplir le verre de 2 à 3 cl et  le tenir par le pied de manière à faire tourner le Cognac plus facilement, lentement et délicatement. Lever le verre à hauteur des yeux, Incliner délicatement le verre, en le tenant toujours par son pied, afin de juger de son intensité, tout en admirant la brillance du disque de surface. L’inclinaison fait « pleurer » le Cognac, dont les larmes retombent lentement le long de la paroi. On peut alors caractériser le Cognac selon sa couleur, sa limpidité ou encore sa viscosité…
L’examen olfactif
L’examen olfactif joue le rôle le plus important dans le processus de dégustation. Il se déroule en deux temps :
● Premier nez :  sans remuer le verre, déceler les produits hautement volatils,
souvent d’une délicatesse extrême et toujours fugitifs. C’est le « montant ».
● Deuxième nez : imprimer un léger mouvement circulaire afin d’oxygéner le Cognac. L’aération qui s’en suit a pour effet de révéler ses constituants aromatiques.
Le goût
C’est au contact de la langue et du palais que le Cognac révèle son identité. Absorber quelques millilitres en bouche tout en aspirant un peu d’air. Le Cognac atteint ainsi la plupart des papilles et des muqueuses. Sous l’action de la chaleur, il émet des vapeurs odorantes qui atteignent la zone olfactive par les voies rétro nasales. On perçoit dès ce moment tout ce qui fait la personnalité du produit : rondeur, moelleux, onctuosité, finesse, légèreté, fierté, rancio, harmonie.